« Une femme qui retire des pièces de linge colorées sur une terrasse, un homme étendu qui se dresse au milieu de son sommeil avant d’y replonger, des cyclistes et promeneurs qui stationnent ou passent sous l’arc d’un pont routier, des employés de bureau qui sortent un à un prendre leur pause, ce sont quelques-uns des événements que l’on découvre dans les films, de nature documentaire, de Stéphane Pichard.
La mise en scène de la vie quotidienne, ce célèbre titre pourrait s’appliquer aux courtes séquences de Stéphane Pichard, à condition de préciser que ces mises en scène sont de cinéma et que c’est le regard porté sur elles qui donne une consistance à des gestes non remarquables. Ses films trouvent toujours, en effet, par un choix de cadre ou un mouvement d’appareil, le moyen de suggérer que les aléas et les incidents pourraient avoir été réglés, voire dirigés. On oscille constamment entre le plausible et l’incertain.
Par la succession de ces mises en scène fondées sur la rencontre et l’occasion, Stéphane Pichard est arrivé à construire et à affirmer une forme sur la durée. » Patrick Javault, Au cœur de la périphérie, dans Notes vidéo, Ed. Analogues.
La mise en scène de la vie quotidienne, ce célèbre titre pourrait s’appliquer aux courtes séquences de Stéphane Pichard, à condition de préciser que ces mises en scène sont de cinéma et que c’est le regard porté sur elles qui donne une consistance à des gestes non remarquables. Ses films trouvent toujours, en effet, par un choix de cadre ou un mouvement d’appareil, le moyen de suggérer que les aléas et les incidents pourraient avoir été réglés, voire dirigés. On oscille constamment entre le plausible et l’incertain.
Par la succession de ces mises en scène fondées sur la rencontre et l’occasion, Stéphane Pichard est arrivé à construire et à affirmer une forme sur la durée. » Patrick Javault, Au cœur de la périphérie, dans Notes vidéo, Ed. Analogues.
